mardi 23 novembre 2021

Nue dans la forêt

Et zut j’avais oublié que c’était un week end prolongé donc j’ai peu de dispo avant mardi ! Ma vidéo va devoir attendre et mes envois de nouvelles aussi.

Mais je prends quelques minutes fragmentées durant ce week-end pour te raconter mon rêve de cette nuit. Comme quoi, il suffit qu’on échange quelques mots pour que mon appétit revienne… Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas réveillée aussi excitée au cœur de la nuit. Mais commençons par le début.

Ma visio s’est finie tard vers 18h30 et j’étais sonnée mais heureuse d’avoir revu certains de mes étudiants donc entre eux et toi, je me suis couchée avec le sourire. Comme je suis en train de lire un essai sur la communication entre les arbres (c’est bien plus rigolo que le titre le laisse supposer !), me retrouver nue dans la forêt n’était pas aussi bizarre.

Hum, je me vois marcher dans la forêt et j’enlève un à un mes vêtements. J’ai eu chaud toute la nuit pourtant j’avais pourtant pas grand-chose à enlever. Que le drap. D’ailleurs c’est le bonheur de me retrouver nue sous les draps, j’aime nicher mes mains entre mes cuisses. Et quand je me mets de côté, sentir mes genoux contre mes seins. Quand la chaleur monte sous la couette, je la soulève pour ventiler et sentir ce petit courant d’air qui me fait frissonner. Pâle rappel des frissons de plaisirs qui m’assaillent quand tu me caresses. Mais j’ai ressenti cette fraicheur sur ma peau et je me suis roulée dans l’herbe de la clairière. Les gouttelettes de rosée se sont accrochées sur mon téton et je les ai recueillies avec gourmandise sur mes seins. Hum tu te souviens de la jolie illustration d’une femme goutant le sein d’une autre. Hum… délicieux rappel d’un moment torride qui a mis le feu aux poudres, ou plutôt au cul pour être exact. Mais reprenons.

Donc me voilà couchée dans l’herbe en train de tripoter mes seins. Hum je crois que je sais bien moins m’y prendre que toi d’ailleurs. Ou est-ce le regard pétillant que tu as à cet instant qui change tout ? Ah zut j’ai encore disgressé ! Excuse-moi.

Pas besoin de salive pour dresser mon téton puisque la rosée s’est chargée de le faire. Je préfère d’ailleurs, c’est comme sous la douche, quand l’eau coule sauf que j’aime la force du jet d’eau sur mes mamelons alors que là rien de tel. Décidément je ne sais pas si je vais arriver au bout de mon récit, mon esprit prend vite d’autres détours.

Mes mains glissent de ma poitrine et lissent mon petit ventre. Hum ce petit renflement comme un dernier rempart à passer avant d’atteindre mon sexe. J’aime cette attente, quand on sait qu’elles vont toucher mes replis les plus intimes mais qu’on ne sait pas encore quand. Enfin quand on est avec un partenaire car là je sais direct que je ne vais pas me faire attendre… Pourtant j’adore la frustration dans le plaisir. Ne pas mener le jeu, se couler dans le tempo de l’autre, languir et espérer. Diable voilà que je m’échauffe devant mon ordinateur. Ok ok ok gardons la tête froide à défaut du reste.

Un doigt paresseux furète entre mes lèvres. Je ne suis pas très humide mais ma vulve s’est déjà gonflée. Alors je fais rouler les lèvres l’une contre l’autre et mon capuchon en profite au passage pour coulisser sur mon bourgeon qui se dresse davantage à chaque instant. Le délice d’un contact indirect, juste de quoi vouloir plus. Je me caresse avec toute ma paume, c’est chaud et doux. 

CLAP. 

Je sursaute et je regarde autour de moi étonnée. Une branche proche de casser ? Rien, mais restons un peu vigilante du moins autant que mes mains vont me le permettre… A genoux, les fesses sur mes talons, j’écarte les cuisses juste assez pour y loger ma main. Une inspiration profonde et je me pénètre avec le majeur et l’index. Ils explorent toute ma cavité, en étirant les parois. Certains points me font gémir. Je me penche en avant en me retenant au sol avec l’autre main. Je courbe mes doigts comme si je te disais de venir me rejoindre. Si tu avais été là, j’aurais pu en profiter davantage, j’aurais juste creusé les reins et savouré ces premières convulsions de mon vagin. Là je dois garder mon équilibre et ça nuit un peu à mon plaisir. Tu sais combien ce mouvement me rend folle. Je coule. Ça fait floc floc. Je sais combien ce son te rend fou. Autant en finir vite, je n’arriverais pas à garder la position longtemps. 

CRAC CRAC. 

Le bruit interrompt brusquement la montée de mon plaisir. Merde, j’y étais presque. Je me lève, guettant l’arrivée d’un importun. Animal ou humain. Bon si c’est un sanglier, je suis dans une grosse galère. Si c’est un humain, s’il n’est pas trop vicieux, j'ai une chance. Je rebrousse chemin en espérant y trouver mes vêtements. Toujours rien en vue. Je me cache derrière le tronc d’un gros chêne pour scruter plus attentivement. D’un geste inconscient, je frotte la pulpe de mon pouce sur ma bouche. Un geste rassurant de prime abord mais qui devient vite sensuel. Je suce mon doigt et m’en sers pour humidifier mes lèvres. Ma langue s’enroule autour, mon ongle l’érafle doucement. Ma température grimpe, je ferme les yeux et amorce un va et vient. Des images se bousculent en moi et mon bassin bouge en cadence. L’écorce de l’arbre frotte mon dos trop vivement, je me retourne en appuyant ma poitrine. Je n’y tiens plus, j’écarte les cuisses au maximum et frictionne énergiquement mon clitoris. Mes doigts investissent mon vagin. Je tremble sur mes jambes. Putain je sens que ça va être fort. Je me déchaine. Mais c’est encore insuffisant, mon auriculaire poisseux se libère pour investir mon cul. Putain que c’est bon. Pas besoin de l’enfoncer bien loin car déjà j’halète et je crie.

Et je me réveille, ahurie, dans mon lit, dressée comme un i. Mon mari se retourne vaguement dérangé dans son sommeil. Je quitte la chambre pour reprendre mes esprits et surtout calmer les démangeaisons de mon sexe. Devant l’évier de la cuisine, par la fenêtre, je regarde mon chêne centenaire éclairé par la lune. Je glisse un doigt pour vérifier mon état. Je suis trempée et ma chatte est bombée. L’urgence est là. Je reprends la pose de mon rêve et quelques frottements suffisent pour me faire jouir. Pas le temps ni l’envie de fignoler, juste le besoin de décharger toute l’excitation de cette drôle de nuit.

Et moi la femme pourtant très attachée à son libre arbitre trouve très amusant de constater le pouvoir que tu as sur elle !

J’ai hâte de déconfiner avec toi…


samedi 15 mai 2021

Ecrire, une envie, un problème

J’ai toujours écrit même quand j’obtenais 0/20 en dictée au collège…

 Ma prof de français de l’époque n’arrêtait pas de dire à ma mère que je n’aurai aucun problème au lycée. Et cela a été la réalité. J’ai facilement adopté tous les codes de l’écriture d’argumentation même si le côté thèse-antithèse-synthèse de la dissertation m’ennuyait. A moi donc le commentaire composé au bac et une super note à la clé. Tu vois maman, elle avait raison la prof !

Que je me suis ennuyée à la Sorbonne en alignant les dissertations, sortes de critiques littéraires. Dire que tel mot à la page 10 faisait écho à celui de la page 50. Je n’y croyais pas et je n’y crois toujours pas. Que j’aurai aimé être dans une fac américaine pour apprendre à écrire toutes formes de textes. Et quand pour entrer en maitrise, mon prof m’a annoncé que je travaillerai sur les lumières dans Ronsard, là j’ai dit stop ! Direction Nanterre et un mémoire sur la littérature érotique. Je me suis copieusement fait insulter par les personnes que je sollicitais mais au moins c’était intéressant. Que de livres lus dans le métro, en changeant les jaquettes pour avoir la paix ! Merci la page sélection érotique de France Loisirs et du Livre du mois.

Malgré toutes mes lectures et tous mes écrits universitaires, j’ai toujours dit à mes proches que je serai incapable d’écrire un ouvrage de fiction. Je suis nulle quand il faut raconter une histoire, je m’embrouille entre les temps de conjugaison. Ils me rétorquaient qu’on pouvait surement écrire autrement. Pourtant pendant des années, je n’ai pas essayé. Je me suis contentée d’écrire mes cours, rapports ou autres écrits professionnels.

Puis j’ai changé d’avis. Tout d’abord quelques pages sulfureuses échangées sur des réseaux, avant de développer certains épisodes en nouvelles. Un plaisir pour moi-même. Publier, surement… un jour.

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